Les efforts du Maroc en matière de développement économique sont louables. Pas un jour ne passe sans qu’une information ne vienne conforter la position du Royaume en la matière. Il faut dire que nous avons eu la chance de ne pas avoir eu accès aux énergies fossiles ce qui nous a poussé à déployer des montagnes d’imagination pour développer une économie diversifiée : tourisme, plans d’émergences industrielles, textile… ont été de forts leviers de croissance.
Le développement durable et l’efficience énergétique, en particulier, ont été durant cette dernière décennie au coeur de tous les défis, et cela a donné des résultats tangibles tels que le succès du label Clef Verte initié par la fondation Mohamed VI au profit du secteur touristique.
Dans cette dynamique, la production à grande échelle de bâtiments économes en énergie reste encore un voeu pieu, alors que dans les pays développés la machine est en marche à coup de réglementations thermiques de plus en plus contraignantes. Certains pays, comme la Belgique, sont allé très loin pour exiger des futures constructions une autonomie énergétique totale.
Au Maroc, la Réglementation Thermique des Construction (RTCM) entrera en application à partir du 6 novembre 2015 dans un contexte de non préparation. En cause, une communication défaillante et une sensibilisation tardive des professionnels du BTP qui ne savent pas à quel saint se vouer à la veille de la date fatidique. Quant à l’administration en charge des autorisations de construire, elle n’est pas prête à instruire ces dossiers, ni encore moins à les suivre, ni bien sûr à contrôler leur exécution sur le terrain.
Mais l’essentiel est là : une forte impulsion a été donnée et, après les cafouillages de rigueur, la réglementation thermique finira bien par être appliquée d’une manière ou d’une autre et notre pays pourra bientôt s’enorgueillir d’être, malgré le retard pris, un des leaders régionaux de la construction durable. Cependant, pour rester à niveau, un autre défi guette les acteurs de la construction : c’est le développement de la fibre optique. En quelques années, de nouveaux usages on révolutionné notre façon de communiquer et les réseaux numériques se sont imposés aussi bien auprès du grand public que des entreprises quelques soient leurs tailles. Télévision haute définition, intranet, cloud computing, internet, visio-conférences, réseaux sociaux… nécessiteront de plus en plus, pour un usage confortable, un grand débit que seule la fibre optique est capable de fournir pour répondre à ce besoin massif et simultané qui s’annonce. L’électroménager intelligent, de plus en plus accessible au commun des mortels, ne pourra se développer que grâce à des réseaux intelligents et puissants : la fibre optique est la solution à condition qu’elle soit présente dans l’infrastructure du bâtiment!
En France, depuis 2012, les immeubles neufs à usage d’habitation ou professionnels doivent obligatoirement être équipés en lignes de communication électroniques à très haut débit en fibre optique. Vu le retard que nous avons pris, il est impératif, pour le secteur de l’immobilier marocain, de prendre la mesure des choses et de s’impliquer très vite dans le développement de la fibre optique.
A ce titre, Meditel a pris une longueur d’avance et c’est, entre autres, avec son soutien que le groupe AOB organisera le 20 octobre à Casablanca un évènement intitulé « Fibre Optique et Bâtiments Intelligents».
Une initiative qui s’annonce prometteuse !

 

 

 

 

 

 

 

Fouad Akalay

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


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